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Le mensuel de l' Aéroclub du Pays de vannes 

 

 

 

 

 

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ACPV News 

N°7 novembre 2020  

Monthly news 

CONFINEMENT EPISODE II ! 

 

"Une habitude à prendre ?" 

 

 

Dan notre édition précédente, nous vous avions incité à voler, ne sachant pas quelles seraient les éventuelles évolutions de la pandémie. 

Ca y est, la décision est tombée, il nous faut rester à la maison. 

Comme en mars, notre activité, qui n'est pas considérée comme essentielle, se voit arrêtée. 

Pour l'instant, il ne s'agit que d'un mois, mais nous ne sommes pas à l'abri de jouer les prolongations. Sachez que nous vous tiendrons informés de tous les changements dans les règles à appliquer, notamment si des aménagements devaient intervenir... 

Malgré une météo capricieuse, le mois d'octobre a permis au club de réaliser un nombre d'heures de vol non négligeable, nous permettant même de combler une petite partie du retard pris précédemment.... 

Le bureau directeur a décidé de maintenir Fred en activité pour la maintenance des avions, Fred qui profitera de cette période calme pour effectuer des travaux non-urgents, mais qui sont à faire. 

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ACPV News, édité par l'aéroclub du Pays de vannes - Directeur de la publication PEG 

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IMPORTANT 

Nous travaillons déjà sur la reprise de nos activités !... 

En effet, tout comme en mai, notre chef-pilote, Eric Corvaisier, sera au coeur de notre dispositif pour que vous puissiez revoler en toute sécurité. 

Nous sommes également en train de réfléchir à des aménagements pour les membres qui se ré-inscriront avant le 31 décembre prochain. 

Vous serez bien évident tenus au courant au fur et à mesure de nos décisions. 

________  ACPV Histoires de pilotes _____________________ ACPV Histoires de pilotes  _____________ 

________  ACPV histoires de pilotes ____________ ACPV histoires de pilotes  __________ 

LECTEURS 

 

Vous aussi racontez-nous votre histoire ! 

Nous la publierons de façon anonyme si vous le souhaitez ... 

Envoyez votre récit à : webmaster@acpvannes.fr  

A consommer avec modération

Un avion bien "câblé"

Pilote de réserve dans l'armée de l'air, j'étais mobilisé environ deux fois par an pour une semaine complète d'entraînement et d'exercices.
Les missions étaient de trois ordres :
- Surveillance d'axes d'attaque et de percée basse altitude
- Surveillance de troupes au sol
- Accessoirement transport de VIP d'une base à une autre
Au sein de notre section aérienne du territoire (SAT) les pilotes étaient issus d'horizons divers, cela allait du pilote de Concorde en passant par des pilotes de chasse pour terminer par de simples pilotes privés comme moi, bref, une unité très hétéroclite du point de vue de l'expérience, mais très homogène dans la passion et la bonne humeur (si vous voyez ce que je veux dire).
Le travail et les évaluations de la journée faisaient place, le soir, à de longues discussions aéro accompagnées de breuvages aussi exotiques qu'alcoolisés. A notre groupe se mêlaient souvent des pilotes de carrière qui nous racontaient bien volontiers leurs expériences sur les différents théâtres d'opérations sur lesquels ils avaient été envoyés.
Malgré ces soirées arrosées où nous en profitions pour refaire le monde, nous prenions notre travail très au sérieux et les moniteurs détachés de l'escadron de transport (Transall) n'avaient aucune pitié pour nous lorsqu'il s'agissait de nous tester ou d'évaluer la qualité du déroulement de nos opérations.
Bien évidemment la fierté de porter une combinaison de pilote et la rigueur exigée pour l'éxécution nos missions, ne nous faisaient pas oublier notre passion première, se faire plaisir aux commandes d'un avion.
L'armée de l'Air, pour ces semaines bloquées, réquisitionnait des Tagazous auprès de clubs proches de notre zone. Il va de soi, que la flotte ainsi composée était très variée, les Cessna cotoyant les Robin, les Piper ou autres TB.
C'est cela qui faisait le charme de ces semaines passées sous les drapeaux, un accès à des machines que nous n'avions pas forcément dans nos aéroclubs d'appartenance.
Nous en profitions donc, lors de nos sorties, pour essayer ces appareils et tester des surfaces sur lesquelles nous n'aurions pas pu nous poser dans le civil, mais comme la mission militaire prévalait, nous nous permettions quelques fantaisies quant au respect de la règlementation aéronautique !
Je songe encore aujourd'hui à ce propriétaire d'une piste privée qui a vu défiler, dans le même après-midi, une bonne dizaine de monomoteurs venus faire des touch and go devant chez lui pour s'essayer à une piste courte.
Bon, on mettra cela sur le compte de la fougue de la jeunesse et de la passion...
A chaque session nos moniteurs essayaient de nous organiser une sortie intéressante, visite du centre de contrôle, un moment de partage avec des pilotes allemands venus ave leur Tornado, participation à un ravitaillement en vol sur KC 135, des petits moments de détente pour découvrir l'envers du décor ou pour tout simplement en prendre plein les yeux !
Nous avions pris l'habitude, lors de ces périodes de réserve, de parier sur ce que serait la prochaine activité concoctée par nos instructeurs et les supputations allaient bon train...
Le plus souvent ils attendaient le dernier moment pour nous dévoiler ce qu'ils avaient prévu malgré nos demandes et nos stratégies pour obtenir ne serait-ce qu'un tout petit indice.
C'était devenu un jeu entre nous, jeu qui favorisait à chaque fois notre intégration au sein d'une base qui nous restait, le reste de l'année, quelque peu étrangère.
Je peux dire aujourd'hui que nous avions tissé des liens d'amitié avec ces deux pilotes et leur silence sur ce qui nous attendait y a beaucoup participé !
Depuis quelques temps, nous sentions le vent tourné, une seule convocation par an, un contrôle minutieux de la durée des vols, bref le plan ''armée 2000'' commençait à se faire sentir et nous savions qu'à brève échéance notre unité serait dissoute, mais avec une convocation prévue en fin d'année 1992. C'est avec un peu d'émotion que nous répondons présents, sachant que ce serait peut être la dernière fois.
Là encore, nos deux moniteurs se montrent encore mystérieux, nous faisant même signer un document stipulant que nous devions considérer comme hautement confidentiel ce que nous verrions pendant notre période.
Evidemment, supputations en tout genres, silence de nos deux amis, qu'allaient-ils nous inventer pour cette supposée dernière ?
La réponse fut à la hauteur de nos imaginations, la BA 105 abritait un escadron avion Astarté, composé de 4 Transall C-160H. Nos deux instructeurs nous demandèrent de nous y rendre pour un petit briefing. Les pilotes de l'escadron nous expliquent que l'Astarté est en fait une antenne pouvant se déployer dans les airs et qui sert à la communication entre les sous-marin nucléaires et la présidence de la République et que nous partons sur deux Transall pour un exercice de déploiement, en laissant appareils photos ou caméras derrière nous.
Décollage, puis palier au niveau 100 ou 150 (la mémoire me fait défaut, la porte de soute s'ouvre et laisse filer un câble d'environ un demi centimètre de diamètre et de 8 kms de long pouvant avoir une amplitude d'1 km dans la couche, impressionnant !
Puis un deuxème câble est déployé servant de dipôle au premier. On se dit à ce moment là que traîner ces câbles derrière nous peut être dangereux, mais les pilotes nous rassurent en nous indiquant que des interdictions de vol dans la zone ont été décidées et notifiées. On assiste à des essais radio cryptés, on nous explique qu'au bout c'est l'Elysée, d'où la signature de ce document de confidentialité, bref des choses, somme toute, tout à fait normales...
Autant le déploiement s'est fait rapidement, autant le ''rembobinage" prend du temps, c'est en tout près de 4h00 de vol en Transall que nous avons vécues, avec des conditions spartiates à bord.
Les Transall arrivent en finale, les 3kms de piste se rapprochent et c'est le toucher des roues avec un dégagement au deuxième taxiway (à peine 1km de piste utilisé).
Nous rejoignons l'escadron et nous sommes attendus par tous les pilotes pour la remise des insignes, quelques bizutages très amicaux et...pour une fête des plus mémorables !
Des "qui mesure dure'' sont lancés et nous faisons un ban d'honneur pour nos deux amis que nous ne verrons plus et qui nous manqueront. Ils resteront à tout jamais dans mes souvenirs...



Mécanique 

Philippe Martel et Robert Loisel ont pu suivre leur stage jusqu'au bout malgré le Covid 19.  

Bravo à eux !...