Aéroclub du Pays de Vannes 

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ACPV News 

N°4 Juin 2020  

Monthly news 

VERS LA DEUXIEME PHASE ! 

 

"La liberté au lieu de l'interdiction" 

 

 

Le déconfinement entre dans sa seconde phase. Comme d'habitude, les consignes sont floues en ce qui nous concerne. Souhaitons, qu'enfin, la DGAC prenne une véritable position pour l'aviation légère! 

Beaucoup de vols effectués depuis le 19 mai, la météo est de la partie. 

N'hésitez pas à contacter le chef-pilote pour la reprise de vos vols ! 

A ce jour, le club reste interdit au public... 

Nous oeuvrons à votre sécurité, respectez les gestes barrières et les consignes mises en place... 

Un supplément à la check-list a été ajouté dans les avions pour les procédures de désinfection. Vous trouverez les produits nécessaires dans les vide-poches. 

Il vous est demandé de nettoyer votre avion avant et après le vol et de porter votre masque au club.. 

____________    ACPV News ____________ 

REPORT 

 

Vous allez recevoir un mail concernant l'assemblée générale. 

Vous y trouverez le rapport moral, le bilan 2019 et un prévisionnel 2020. 

Un bulletin de vote à nous renvoyer y sera attaché. Nous comptons sur votre participation ! 

____________    ACPV Pub ____________ 

ACPV News, édité par l'aéroclub du Pays de vannes - Directeur de la publication PEG 

IMPORTANT 

 

N'hésitez pas à vous rendre en page CoronavirusVous y trouverez les dernières infos, des éléments pratiques et de quoi vous entraîner. Nos amis du paraclub nous ont autorisé à utiliser leur webcam. Vous la trouverez en page "Pilotes". 

 

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________  ACPV histoires de pilotes ____________ ACPV histoires de pilotes  __________ 

LECTEURS 

 

Vous aussi racontez-nous votre histoire ! 

Nous la publierons de façon anonyme si vous le souhaitez ... 

Envoyez votre récit à : webmaster@acpvannes.fr  

A consommer avec modération

Vol en Alpha Jet.... 

 

 

Effectuant mon service militaire à Cognac dans l’armée de l’air et déjà pilote privé depuis quelques années, j’étais ravi d’être arrivé dans cet univers, entouré d’avions et participant à des conversations où le ciel avait une place primordiale. 

J’appartenais à l’escadron de protection de la BA 709 et j’avais à gérer la sécurité de la base et le bon déroulement des gardes et des contrôles. J’avais aussi un groupe d’une douzaine de commandos à manager. Souvent issus de milieux modestes, ces garçons n’avaient, jusque là, jamais approché d’avion et encore moins monté à bord pour voler. 

Il faut savoir que, sur une base aérienne,  les commandos de l’air sont les seuls à porter un béret au lieu du traditionnel calot, ce qui les met un peu à part. 

Le rythme de travail était basé sur deux axes principaux, une semaine de garde suivie d’une semaine d’instruction. 

Rien à dire sur la semaine de garde, l’intitulé de la mission étant suffisamment explicite. 

Pour ce qui est de l’instruction, là c’était un peu plus flou, mes soldats étaient plus souvent utilisés pour des corvées sur la base, plutôt que de suivre quelque enseignement que ce soit, militaire ou non. 

J’avais bien essayé de plaider leur cause auprès de l’autorité, mais il m’avait été répondu que c’était l’habitude et que les appelés devaient être pro-actifs pour l’entretien des infrastructures, dont acte ! 

J’en serais resté là si, au bout de quelques temps,  je ne m’étais pas rendu compte que les autres aviateurs (c’est le grade de base dans l’armée de l’air) n’avaient pas, eux, ce genre de travaux à effectuer. 

Je m’en étonne à nouveau auprès de la hiérarchie, là encore on me répond que c’est la tradition et que, vu le niveau intellectuel moyen des commandos, ce genre de tâche leur incombait. Je préviens alors mes supérieurs que ce qui doit être une semaine d’instruction sera une semaine d’instruction et que, sauf  ‘’trou’’ dans leur emploi du temps, je ne mettrai plus à disposition des commandos de mon groupe pour des travaux ne faisant pas partie des missions d’un escadron de protection. 

Petit moment de flottement, je reste ferme et prends congé. 

J’organise donc un emploi du temps d’instruction digne de ce nom, séances de tir, bases de process sécurité, règles du contrôle des individus, bref de quoi occuper largement mes ouailles. 

Je vous passe les deux ou trois semaines de tension entre les coutumiers de la demande de main d’œuvre et ma personne. Mais à force d’explications et de fermeté sur ma décision, on finit par laisser tranquille mes garçons. 

Quelques temps après cet épisode, je reçois un appel du commandant du groupement école pilotes qui m’explique qu’il a une inspection et qu’il voudrait avoir notre aide pour la mise ordre de son bâtiment. Il avait mis les formes pour cette demande et c’était une période de pluie où les activités d’instruction étaient plus difficiles à mettre en place, je décide d’en parler au groupe en leur indiquant qu’ils verraient des choses intéressantes, simulateurs, salles des cartes, etc… 

OK, on fera le nécessaire, rendez-vous pris pour le début de la semaine suivante. 

Trois jours de travail pour remettre ‘’en état’’ les locaux de l’escadron d’instruction, tout en circulant au milieu des simulateurs pour l’intérieur et près des TB 30 (Epsilon) à l’extérieur, tout le monde en prenait plein les yeux, moi compris. 

Pour notre plus grand plaisir, l’école de pilotage de l’armée de l’air accueillait aussi quelques Alpha Jet, ce qui en faisait rêver plus d’un. L’arrivée du général inspecteur était prévu à la fin de la semaine et tout se passât sans problème, le commandant du groupement écoles eut même droit aux félicitations de l’autorité. 

Notre groupe partait pour une semaine de garde, nous avions déjà oublié le commandant de l’école et ses avions, le rythme étant intense pendant cette partie de notre activité. Surveillance des pistes, vérification des grillages d’enceinte, contrôle d’individus en dehors des horaires de travail, alertes avion non-identifié, rappels à l’ordre pour le port du badge, c’était là une partie de notre quotidien. A ma descente de garde, j’ai trouvé un mot sur mon bureau me demandant de rappeler le groupement école. Je m’attendais à une nouvelle série de ‘’corvées’’ et je fus agréablement surpris d’entendre le commandant me proposer des baptêmes sur Epsilon pour moi et mon équipe en remerciement du travail (bien) effectué ! 

Il m’indique qu’il n’a que douze places et je lui réponds qu’étant déjà pilote, je préfère laisser mon tour à quelqu’un qui n’a jamais volé. 

La séance de vols fut programmée pour un jeudi matin. En nous dirigeant vers le groupement ce jour-là, j’ai pu voir sur certains visages des sourires crispés. Mon groupe était heureux de ce qui l’attendait mais, quand même un peu inquiet de ce qui allait se passer. 

Tout se déroula parfaitement et à la joie fit place à la crispation première. 

Pour ce qui me concerne, le commandant me fit part de sa surprise quant au fait que je ne vole pas sur Epsilon. Je lui indique donc que mes gars sont issus de milieux modestes et que c’était peut-être leur seule occasion de voler dans leur vie, alors que moi je volais régulièrement, notamment à l’aéroclub de Cognac où je m’étais inscrit, d’où cette décision de céder ma place. 

Il me demande alors si je suis disponible dans l’après-midi car il est instructeur Alpha Jet et il a session de vols au simulateur à laquelle il m’invite à participer. 

Là, je ne me fais pas prier et j’arrive donc après le déjeuner sur le site du rendez-vous. Le commandant m’accueille en combinaison anti-G et m’en tend une préparée à mon intention. 

Il faut une combi pour faire du simu ? 

Il me dit qu’habituellement non et m’engage à le suivre. Nous arrivons sur le tarmac et là je vois un Alpha Jet qui nous attend avec un mécano à ses côtés. 

Oups, ça va être chaud ! 

Le commandant prend sa casquette d’instructeur et entame un véritable briefing de prise en main machine. Une bonne demi-heure après, je monte à bord en place pilote s’il vous plaît et check-list démarrage moteur. Ronronnement mêlé à un sifflement, ça tourne. 

Au sol l’avion se comporte comme l’un de nos tagazous, facile à diriger, les freins sont précis et efficaces. Au point d’arrêt, rapide vérification (faite par l’instructeur) et on s’aligne. 

Main gauche sur le levier des gaz et on pousse à fond. Woaw, les 120 kts sont atteints en un instant et rotation. 

140 kts en montée, le vario s’emballe on est déjà à 4 000 pieds. Le commandant me propose quelques atterrissages, ce que j’accepte volontiers et avec son aide, je pilote cet avion mythique. 

Au bout d’un moment, je l’entends marmonner ‘’on voit que vous êtes un pilote d’aéroclub, je prends les commandes, je vais vous montrer comment on le pilote’’. 

Et là, démarre une séquence à mi-chemin entre le paradis et l’enfer ; le paradis pour ce qui est d’être à bord de cet avion, l’enfer pour des phases de vol que me sont inconnues, tantôt avec l’estomac dans les chaussettes, tantôt avec l’impression que mon cerveau va éclater ! 

Ce vol en Alpha Jet dura une petite heure environ. A la descente de l’avion, j’avais l’impression d’avoir fait un marathon et de ne plus savoir où j’habitais… 

Je reste persuadé aujourd’hui que le commandant a voulu m’en mettre plein la vue, depuis cet épisode, j’avoue être un peu fâché avec tout ce qui est voltige et secousses. 

Mais quel souvenir !...